Comment surmonter les épreuves difficiles sans anti dépresseurs.

 

J’adore l’idée de vous partager mes pensées, mes réflexions, et tout ce que j’ai appliqué jusqu’à aujourd’hui pour vous permettre de vous donner cette impulsion qui peut vraiment changer une vie, en l’occurrence la vôtre. Je n’avais pas prévu d’écrire cet article immédiatement après la conversation suivante, cependant, quand l’inspiration arrive, bien elle arrive, alors j’écris. Beaucoup.

Si vous êtes convaincus que certaines personnes dans ce bas monde n’ont jamais subi d’épreuves et que leur bonne étoile leur offre une vie parfaite, le moment de la démystification est venu.

Ce matin, j’avais une discussion avec ma fille à propos des fourmis ( oui, parfois, nos conversations s’éloignent du développement personnel , mais finalement, pas tant que ça, vous allez voir pourquoi très vite). Nous nous disions que la vie était incroyablement merveilleuse : comment une fourmi pouvait avoir cette capacité de tomber de plusieurs dizaines de mètres de haut et de se relever de sa chute sans aucune blessure ?

En nous disant que c’était dû à son infime poids, j’ai pris pour exemple qu’en effet,  si l’on jetait un piano d’un immeuble de dix étages, sa chute serait fatale, alors que si l’on laissait tomber une plume, elle se poserait au sol avec grâce et légèreté.

Evidemment, le rapport avec le poids de nos épreuves de vie m’a sauté au visage : Au plus on se leste, on plus on a de chances de s’écraser si l’on tombe de haut.

homme stressé en dépression assis sur un canapé dans la pénombre

 

Comme on le croit souvent, les épreuves difficiles arrivent toujours aux mêmes ( j’entends bien sûr que « aux mêmes », c’est nous ! ) ; on dit aussi que « nous ne subissons que les épreuves que nous pouvons supporter ». Et là, bingo.

Notre résistance à la douleur et au poids de celles-ci peut être si puissante qu’en effet, tant que nos forces sont présentes pour y résister, nous avons cette capacité à les porter à bras le corps, à les trainer avec nous où que l’on aille, comme des boulets accrochés à nos chevilles, et ce, toute une vie. Nous apprenons en quelque sorte à notre corps et à notre esprit à s’habituer à nos épreuves et à nous auto- lester du poids de nos problèmes. En d’autres termes, nous nous habituons à subir.

Comme si il était normal de s’infliger le poids de la douleur.

Les épreuves ne nous tombent pas dessus parce que Dieu ( ou quelqu’un d’autre) nous a pointé du doigt pour devenir une victime de la vie ! Par contre, tout se joue dans la manière de les aborder, de les accueillir, et de les prendre non pas comme des guillotines mais comme des leçons, des apprentissages, et même comme un cadeau : la rencontre avec notre résilience.

« L’homme se découvre quand il se mesure avec l’obstacle » – Antoine de Saint Exupéry

Mais dites donc, c’est quoi une épreuve pour vous ?

Comment la définiriez-vous ?

Cette question est vraiment importante et il est primordial de connaître la réponse . Car nous n’avons pas tous la même perception de ce qu’est une épreuve. Chacun ressent une expérience selon ses peurs et ses croyances.

Pour certains, par exemple, ce sera de perdre un job. Je dis volontairement « un » et pas « leur job », parce que du boulot, on peut en avoir plusieurs au cours de sa vie, des similaires, des différents… et qu’un travail effectué durant une certaine période n’est certainement pas celui d’une vie entière. Rien n’est figé, tout se modifie, tout se remplace. Ils le vivront alors extrêmement mal, se sentiront désemparés, démunis, devant la « pire » des choses qu’il pouvaient imaginer : se retrouver du jour au lendemain sans salaire. Dès lors, ils seront en pleine focalisation sur  » l’épreuve  » et ses conséquences à court terme ( perte de travail = baisse des revenus = conflits familiaux, perte financière, difficultés diverses …)  D’autres, à l’inverse, verront cela comme une opportunité exceptionnelle de commencer quelque chose de nouveau , démarrer une nouvelle activité, la découverte d’un nouveau job , qui n’aurait certainement jamais vu le jour sans un licenciement. Eux focalisent sur les solutions. Et tout le secret est là. Penser solutions, et vite.

Que ce soit une perte d’ emploi, une faillite d’entreprise, un divorce, un déménagement forcé, une mutation, des conflits familiaux …tout peut être perçu comme une épreuve de vie, un défi, un challenge (je préfère de loin ces 3 termes à  » échec  » qui a une connotation dramatiquement écrasante, néfaste, toxique et absolument négative).D’ailleurs, je vous invite à ne plus jamais prononcer le mot échec tous azimuts, et à le remplacer par « défi » dès maintenant : vous verrez que votre cerveau, votre mindset, va se comporter complètement différemment.

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« En réalité, ce n’est pas ce qui nous arrive qui importe tant, c’est notre façon d’y réagir ».

Savez-vous quoi ? Nous avons tendance à nous noyer dans les difficultés à surmonter les épreuves…tout simplement parce que l’on ne nous a jamais appris à échouer, et que l’on ne nous a jamais expliqué que l’échec fait partie intégrante de la réussite. On ne nous a jamais appris qu’on avait le droit d’échouer ni comment y faire face. Et pour finir, on ne nous a jamais appris à rebondir.

N’échouez jamais, et vous ne réussirez jamais.

On parie ? Car nos échecs sont notre richesse, ce sont grace à eux que l’on sait comment recommencer différemment, comment changer les choses, que l’on apprend ce que l’on ne veut plus jamais, et ce à quoi l’on tient…

Saviez-vous qu’aux USA, une période de chômage, un dépôt de bilan, une erreur de parcours professionnel était un critère favorable au recrutement ?

« Un CV linéaire, une vie professionnelle qui se limite à deux ou trois entreprises ne nous intéresse pas ! » insiste ce capital investisseur expatrié en Californie depuis plus vingt ans.  » Cette attitude montre que l’individu n’a pris aucun risque, ou tout juste des risques calculés. »

Le progrès, l’innovation ne peuvent exister qu’avec des ratés ». Echec ou expérience ? Pour les Américains, l’erreur n’est pas stigmatisante. Au contraire. Elle est la preuve de la capacité d’action du salarié.

De nombreuses sociétés des Etats-Unis en ont fait leur philosophie. Ce que nous qualifions d’échec, les Américains l’appellent expérience. Aux yeux des recruteurs, cela vaut souvent mieux qu’un bon diplôme. »

Pour Thierry Picq, spécialiste des pratiques RH américaines, cet état d’esprit naît d’une culture d’expérimentation forte : « Les Américains n’attendent pas d’avoir une maîtrise totale d’une situation pour agir. Ils se lancent, quitte à rectifier le tir.» Une mentalité bien loin du « faire juste », bien et du premier coup, à la française.

La théorie de l’ajustement

Selon l’enseignant-chercheur, cette théorie de l’ajustement permanent s’observe dans les ressources humaines. Pour preuve, les DRH construisent les systèmes d’évaluation de leurs managers sur le principe de l’auto-évaluation. Plus que d’être questionné sur vos résultats, on vous interroge sur votre mode d’apprentissage : Comment avez-vous appris cette compétence ? Quelles erreurs avez-vous avez fait ? Comment savez vous que vous ne les reproduirez pas ?

Source : Vivre à l’étranger / Studyramapro http://www.studyrama.com/pro/expatriation/destinations/etats-unis/entreprendre-aux-usa-le-droit-l-echec-21079.html

 

Evidemment, l’exemple décrit une situation professionnelle, mais qu’en serait-il si nous l’adaptions à toutes les autres ?

Que se passerait- il si nous tournions alors nos épreuves en expériences ?

Comment verriez-vous la vie en installant dans celle-ci des défis plutôt que des échecs ?

Vous vous sentiriez bien plus léger n’est-ce pas ?

Un défi a toujours un feeling positif, il se relève et se challenge. Un échec, il tombe, se couche, et meurt.

Il vous suffit de fermer les yeux et de visualiser un challenge : que percevez-vous ? Une épreuve sportive, dynamique, joyeuse, quelque chose à accomplir ? C’est normal …Maintenant, visualisez un échec : que voyez-vous ? Certainement vous ou l’un de vos proches en pleine déprime , dans la douleur, la tristesse et le stress .

Cependant, je sais à quel point il est impensable pour certains d’entre vous d’oser vous décharger du poids de vos épreuves, sous peine de passer pour un(e) irresponsable sans cœur. Parce qu’en acceptant de vous alléger, vous vous mentiriez à vous-même . Un peu comme si il fallait absolument ressentir ce poids pour en avoir conscience et montrer au monde entier que l’on souffre. Sauf que l’on est pas responsable de ses épreuves mais du comportement que nous aurons face à elles.

Oh oui, je sais que ô combien ce que je vous dis là est difficile à digérer…Mais laissez-moi une chance de vous exprimer mon point de vue.

On ne choisit pas nos épreuves. Et nos épreuves ne nous choisissent pas . La vie est ainsi. Par exemple, la maladie, la mort, cela fait partie des choses que l’on ne contrôle pas.  Par conséquent, même dans la pire des situations,  nous sommes confrontés à deux choix : celui de se laisser entrainer dans le tourbillon de la peine, de la tristesse, de la colère et du désespoir , ou celui de la résilience dont je vous parlais au début de cet article.

Ce qui va déterminer le reste de notre vie est véritablement LE CHOIX que nous allons faire face à une expérience, et le positionnement que nous allons adopter. Nous avons le droit de ressentir des émotions basses cela est normal, l’expression de nos émotions passe par le corps et c’est ainsi que nous avons la chance de pouvoir les accueillir pour ensuite les évacuer…. mais nous avons le devoir d’y faire face et de prendre le dessus. L’un n’empêche pas l’autre.

Mais alors me direz-vous, quand on est assailli d’épreuves, comment ne pas sombrer ?

Et bien comme je vous en faisais part à l’instant, il s’agit de commencer par faire LE choix : tomber ou se relever.

Choisir la tournure que va prendre notre vie , choisir de ne pas se laisser envahir, submerger par les émotions négatives. Seulement les accueillir un moment pour pouvoir les comprendre, se poser, puis avancer.

Nous avons tout le potentiel pour être notre propre anti – dépresseur . Certes, loin d’être facile et même difficile à croire. Surtout quand nous n’avons pas conscience ( et pas confiance) de nos capacités. Pourtant, force et courage font partie intégrante de notre quotidien. Elles sont cependant tellement souvent enfouies, écrasées par notre passé, nos croyances, notre éducation … que peu de gens finalement savent qu’ils ont en eux une puissance incroyable. Cette énergie que nous mettons dans le « subir » et le « sombrer » est la même que celle que nous pouvons déployer pour nous relever.

Lorsque j’étais étudiante à l’école d’infirmière, j’avais été littéralement happée par un cours sur les 7 étapes du deuil d’Elizabeth Kubler-Ross , fascinée par la façon dont l’être humain pouvait réagir face à la pire des épreuves, la perte d’un être cher.

Mais pourquoi ces 7 étapes ne devaient-elles s’adapter finalement qu’au deuil ?

J’ai commencé à prendre mes propres épreuves difficiles ( burn-out, fermeture d’entreprise, accusation/injustice ..)  et j’ai tout simplement vérifié et analysé comment je les avais gérées et par quelles étapes j’étais passée .

Je vous le donne en mille : exactement les mêmes que celles du deuil.

Voici ce qui en est ressorti :

1. Choc et déni: C’est aussi ce qui se produit lorsque l’on fait face à une expérience de vie, personnelle ou professionnelle , n’est-ce pas ? Ex : Un licenciement, l’annonce d’un divorce…pas facile à encaisser non ? Bien sûr que c’est un choc et qu’on refuse d’y croire !

2. Douleur et culpabilité : A ce stade, vient le moment où l’on s’aperçoit que ce que l’on est en train de vivre est bien réel. C’est exactement à cette étape de prise de conscience que l’on se sent vide, perdu, impuissant et que l’on se dirige vers ce que l’on croit être la meilleure solution: la médication. Attention, je ne suis pas en train de dire que c’est inutile et qu’il ne faut pas se faire accompagner ou ne jamais en prendre, loin de là … Je fais simplement un constat de mes expériences personnelles et de mes études pour poser des mots sur les maux, afin de mieux discerner où l’on se situe pour mieux se comprendre. C’est une étape où l’on se sent non seulement responsable mais aussi coupable, d’où la douleur intense.

3. Colère : La colère survient car cette étape est celle de l’injustice, celle où l’on réalise notre impuissance, de notre non-mérite. On bascule souvent cette colère contre nos proches ( conjoint, enfants, famille, amis) pour trouver un coupable à notre situation. C’est le moment de réaliser que les personnes auxquelles on s’en prend y sont rarement pour quelque chose

4. Marchandage : C’est la période où l’on négocie avec soi, où l’on passe un accord avec nous-même pour tenter de trouver n’importe quel moyen d’inverser la situation . On essaie de gagner du temps, en ayant souvent un comportement opposé à nos valeurs .

5. Dépression et douleur : on prend conscience de nos attitudes biaisées, nos faux-semblants, notre perte d’authenticité…C’est donc là que la chute est parfois très douloureuse et que l’on se fait aspirer vers le bas, face à la réalité.

6. Reconstruction : c’est la période où l’on finit par accepter la situation et que l’on commence à nouveau à s’ouvrir ( à soi et aux autres, à une activité, un travail, aux rencontres…) On fait la paix avec soi et l’épreuve .

7. Acceptation : on comprend que la situation n’a pas pu être changée, on recommence à croire peu à peu en soi et en la vie qui reprend lentement son cours, en se comportant à nouveau naturellement.

En gros, si vous êtes ou avez été frappé par une épreuve, reprenez les étapes ci-dessus et trouvez celle dans laquelle vous vous situez.

Je vous assure que réussir à trouver votre place dans cette liste va grandement vous aider à comprendre votre cheminement.

On ne sait pas ce que l’on ne connaît pas. C’est aussi simple que ça.

Et maintenant, comment fait-on pour surmonter les épreuves difficiles ?

Maintenant que vous savez où vous vous situez, voici comment j’ai toujours procédé face à un défi de vie :

  1. On évalue : quoi qu’il arrive, il y a toujours une solution. C’est souvent la solution en question ( et l’image que l’on se fait de ses possibles conséquences) qui fait peur et qui fait qu’on l’occulte. Le  » je n’ai aucune solution » est faux. C’ est la conséquence de ce qui reste dans votre zone de confort qui ne donne aucune solution.
  2. On en parle : bien que pas facile parfois , c’est en demandant de l’aide que l’on en trouve ( parents, famille, amis, mentor…) Je pense à l’instant au harcèlement scolaire ou au travail, aux femmes battues … :combien préfèrent subir que d’en parler ? La peur, la honte n’ont plus leur place quand notre vie en dépend.
  3. On liste nos moyens : quelles sont nos ressources ? De quels moyens dispose-t-on pour surmonter l’épreuve ?
  4. On cherche les infos manquantes : bien souvent, c’est le manque de connaissances qui bloque une situation . Alors go, on passe à l’action et on va chercher les informations nécessaires pour avancer.
  5. On prend conscience que toute épreuve a une fin : sa longueur ne dépend que de nous.
  6. On se laisse porter par le courant : une folie me direz-vous ! Mais c’est dans la lutte et l’affrontement que nous devenons inaptes à la réflexion et à la concentration. C’est le moment de vous mettre en pilote automatique direction solutions jusqu’à la fin de l’épreuve . Pour exemple, essayez de nager à contre courant dans une rivière, vous allez stagner et vous fatiguer jusqu’à l’abandon. Par contre, si vous vous laissez porter par le courant, vous allez sans fatiguer finir par atteindre la rive calme.
  7. On retient toujours ce que cette épreuve nous a appris  :en PNL, on appelle ça « le cadeau caché » . Une fois passée la tempête, faites le bilan de ce que vous avez gagné (un job bien plus sympa que le précédent, la paix, la sérénité, la joie de vivre, de meilleures relations, une vie sans peurs, moins de frustration …), de ce que vous en retirez, de ce que vous avez découvert sur vous.

Et vous, quelle est l’épreuve la plus difficile que vous ayez eue à surmonter ? Comment avez-vous réussi ?

C’est avec une immense joie que je lirai vos commentaires ci dessous, et bien sûr, que j’y répondrai. A tout de suite !

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