Peur de l’échec : comment s’en débarrasser définitivement

By Elodie Florenti

Comment arrêter d'avoir peur de l'échec, et ce, définitivement ?

Tout d'abord, saviez-vous comment se nomme scientifiquement la phobie de l'échec , qui paralyse, qui sèche la gorge, qui fait rougir et transpirer et qui vous empêche de vous épanouir , justement là où vous en rêvez , qui vous mine et qui vous fait procrastiner ?

Je vous le donne en mille : la kakorraphiophobie... ou atychiphobie !! Et je vous jure que c'est vrai ! Pas moins de 2 noms pour la reconnaître !

Quand on est habité par une telle saloperie (passez-moi le terme peu convenable, mais moi c'est comme cela que je la nomme), dont on est incapable de retenir les noms tellement qu'il sont barbares, autant s'en débarrasser vite, non ?

Je la nargue désormais , parce que j'ai réussi à la combattre et à la sortir de ma vie, alors j'en profite, lorsque j'en parle, pour l'insulter un peu. Mais il y a quelques années, je faisais moins la maline...

Car il faut avouer que la peur d'échouer est un véritable fléau. Elle peut prendre une telle ampleur qu'elle nous mine, arrivant même à nous tétaniser et à écraser nos actions, au point que nous provoquons nous-même nos échecs pour qu'ils soient moins douloureux lorsqu'ils sont anticipés que lorsqu'on ne les attend pas !

Ainsi, on finit par se contenter de la vie que l'on mène , même si nos aspirations sont bien plus élevées, ou continuer à faire un boulot que nous détestons, ou encore être malade le jour de l'examen ou ne pas répondre volontairement aux questions posées, sans même essayer de sauver notre peau... C'est quand même un comble, non ?

Pourquoi a-t-on si peur d'échouer ?

Alors avant d'apprendre à s'en débarrasser, il est impératif de comprendre d'où vient cette peur.

Bien qu'il y ait de nombreuses causes, la plupart du temps, c'est une éducation très rigide, où il fallait tout réussir d'emblée, où l'échec n'était même pas envisageable dans la famille, que la peur apparaît. Les parents non encourageants, humiliants ou punitifs lors d'échecs, la font naître également à l'âge adulte.

Nous avons tous ainsi, à l'âge adulte, une croyance bien précise de ce qu'est un échec : pour certains, échouer à un examen par exemple peut être vécu comme un signe d'apprentissage ( je n'ai pas assez révisé, je n'ai pas été productif car pas assez concentré...), alors que pour d'autres, c'est comme si la mort les attendait. Tout dépend donc de notre système de valeurs et de croyances.

Car même si il est parfaitement normal d'avoir peur, je dirais même que c'est parfaitement humain, tout est question de perception. Encore une fois, "la puissance de la peur n'a de valeur que celle qu'on lui donne..." Avez-vous remarqué combien d'idées nouvelles, combien de réussites naissent de multiples échecs ?

Les personnes les plus positives, ayant compris que chacun de nous passera par un ou plusieurs échecs à certains moments de la vie, auront tendance à le voir comme un moyen de réajuster , de prendre un autre chemin, de tirer des leçons pour s'améliorer et en sortir grandi. C'est en échouant que nous découvrons nos forces, ce dont nous sommes vraiment capables, et même la motivation !

Il serait donc temps que l'échec devienne pour vous un ami et non plus un ennemi. Votre professeur et non votre bourreau.

Car c'est à partir du moment où la peur de l'échec prend les commandes de vos actions que ça se gâte. Le tout est de savoir reconnaître que c'est véritablement la peur d'échouer qui nous empêche d'avancer.

Alors comment savoir si nous sommes atychiphobes ?

Voici quelques signes de la peur de l'échec qui font que certains d'entre vous se reconnaitront certainement :

  • la procrastination ;
  • vous savez très bien au fond de vous que vous pourriez améliorer votre vie. Vous connaissez les solutions à adopter...cela dit , vous ne passez pas à l'action et ne faites rien pour ;
  • même si vous n'aimez pas votre vie, vous attendez inlassablement qu'elle change seule, ou par l'opération du Saint Esprit;
  • vous craignez le regard des autres, et le jugement qu'ils porteront sur vous si vous échouez;
  • vous comptez sur les trucs faciles à faire et sans trop d'efforts pour améliorer vos conditions de vie ( jeux de hasard par exemple)
  • un manque d'implication et d'intérêt lorsqu'une opportunité se présente à vous ;
  • le manque d'estime et de confiance en soi ;
  • le perfectionnisme : vous ne passez à l'action que lorsque vous maitrisez parfaitement la situation, et que vous savez d'emblée que vous n'échouerez pas.

Imaginez-vous maintenant un instant ne plus avoir à vous sentir mal-à-l'aise, même paralysé, la gorge nouée, lorsqu'une opportunité se présente à vous, et avoir ce courage de la saisir en toute sérénité...

Que se passerait - il alors ? Comment vous sentiriez-vous à l'idée de pouvoir vous investir , vous impliquer dans votre vie, au point de franchir le cap de vous présenter à un examen, à un nouveau job, sans être au bord du malaise ? Qu'est-ce qui changerait alors dans votre existence ?  Quels bénéfices en retireriez-vous ?

A ce jour, je sais que vous êtes à l'opposé de cette situation: votre peur de l'échec fait que non seulement, vous ne profitez aucunement de la vie, et encore moins de toutes les opportunités qui s'offrent à vous mais que vous laissez passer.

Et si je vous proposais de vous en débarrasser une bonne fois pour toutes ? Et si il existait une solution à ce problème qui vous bouffe la vie et qui vous fait vivre dans le stress et l'anxiété dès que vous devez passer un examen, prendre un nouveau job, ou encore réaliser quelque chose de nouveau?

Comment donc se débarrasser de cette peur de façon définitive ?

Je préfère vous le dire d'emblée, il n'y a que vous qui allez pouvoir le faire. Toujours pas de baguette magique en ma possession pour vous donner des ailes à distance. C'est bien souvent lorsqu'on se retrouve dos au mur et qu'on est pris à la gorge, que l'on prend enfin la décision de se dire : "ça suffit maintenant, je refuse, à partir de cet instant, de continuer à laisser ma peur d'échouer manœuvrer ma vie et m'empêcher de tenter l'aventure..."

Si vous êtes donc dans cet état d'esprit d'acceptation du changement personnel, et de vous donner les moyens de passer au-dessus de la peur, vous allez accomplir un miracle tout seul...

Voici donc comment vous en débarrasser  :
  1. Acceptez le fait que tout le monde a le droit d'échouer, vous y compris : si vos parents vous ont inculqué qu'échouer était une honte, un signe de faiblesse ou de nullité, ce n'est que leur interprétation. Si elle a du sens pour eux, en a-t-elle vraiment pour vous ?  Il est donc temps qu'elle ne soit plus la vôtre . Vous savez ce qu'est le libre-arbitre ? Alors utilisez-le ! Lorsqu'un bébé apprend à marcher, et qu'il tombe des centaines de fois avant de tenir l'équilibre, ressent-il la peur d'échouer ? Lui dit-on qu'il est incapable ? Non ! On lui laisse le temps d'apprendre de ses "échecs" répétés jusqu'à y arriver ... Et que se passe - t il pendant tous ces essais infructueux ? Il apprend à positionner différemment ses pieds, à pencher son corps en avant, puis en arrière, pour trouver la stabilité . Voilà les leçons qu'il tire de ses chutes ! Entre nous, avez-vous déjà vu un bébé abandonner la marche parce qu'il est tombé cent cinquante fois ? Pourtant, si il devrait y avoir une personne qui devrait avoir peur de l'échec, c'est bien lui !
  2. Acceptez le fait que l'échec est inévitable : A moins que vous restiez enfermé chez vous 365 jours/an , immobile, dans votre lit, si vous décidez de vivre une vie épanouie, remplie de sens, et passionnante, vous serez tôt ou tard confronté à un échec...Et alors ? Est-ce la fin du monde ou le début d'une autre période ? En échouant, vous apprendrez à faire mieux, différemment, et vous mettrez sur le bon chemin. Vos échecs sont vos solutions !
  3. Acceptez le fait que vous avez le potentiel pour réussir : pourquoi partir perdant ? Pensez-vous qu'un sportif aille faire une compétition en se disant qu'il va échouer ? Au lieu de penser à l'échec d'office, pensez à la réussite .... Et si vous réussissiez ? En vous donnant les moyens adéquats, en ne vous sabotant plus, vous aurez autant de chances que n'importe qui pour parvenir à vos objectifs (que ce soit passer un examen, vous présenter à une candidature...)
  4. Focusez sur vos moyens et non pas sur vos résultats : si vous ne pensez qu'aux résultats, sans vous concentrer sur les moyens, il est normal que vous soyez stressé. Ayez donc une vision claire de ce que vous voulez obtenir comme résultats, mais encore plus sur ce que vous allez mettre en action pour les obtenir, pas après pas. Soyez donc dans le moment présent, sans vous projeter dans un futur inconnu et erroné par vos pensées négatives ou un éventuel échec;
  5. Affrontez votre peur : vous êtes le propriétaire de la clé du cadenas qui vous maintient enchainé à votre peur d'échouer. A vous de vous en libérer en l'affrontant. Résistez-y, ne la fuyez pas...Si vous fermez vos yeux et que vous pensez à la situation qui vous fait peur ( prenons l'exemple d'un examen à passer) , vous allez commencer à ressentir le malaise; laissez-le remonter à la surface, et confrontez-vous à lui...Au bout de quelques minutes, vous allez voir que la pression va doucement retomber, parce que vous vous y êtes "habitué". Comme quelqu'un qui va sauter en parachute pour la première fois, les sensations de peur seront très fortes, puis le fait de continuer à sauter ne laissera la place qu'aux émotions de plaisir, et à l'adrénaline (bon stress) .
  6. Osez demander : au lieu de vous saboter et de vous mettre en situation d'échec, quand vous avez un doute ou que vous ne savez pas quelque chose, que cela vous freine, osez demander à ceux qui sont déjà passé par votre cheminement ou qui ont de l'expérience en la matière ! Parfois, un seul petit conseil peut vous ouvrir des portes incroyables !
  7. Relativisez et lâchez prise : comme cela a été dit maintes fois dans cet article, si dans le pire des cas, vous échouez, il n'y a pas mort d'homme. Echouer n'est pas synonyme de fin, mais de changement. Donnez de la valeur à la façon dont vous accepterez le fait d'échouer plutôt qu'à l'échec en lui-même. Ne restez pas sur une notion d'échec, rebondissez vite et passez à une autre action. Ne perdez pas votre temps à ressasser votre échec, mais analysez plutôt ce qui l'a créé, pour pouvoir recommencer différemment, après avoir ajusté.

Je vous laisse maintenant vous mettre au travail pour vous libérer définitivement de vos entraves et enfin vous lancer dans une vie exceptionnelle, dont vous n'avez jamais vu la silhouette jusqu'à aujourd'hui.

N'ayez plus peur d'échouer, ayez surtout peur de ne jamais rien tenter et de passer ainsi à côté d'opportunités incroyables !

Je vous rappelle que lire tout ce contenu sans l'appliquer ne vous servira strictement à rien.

Appliquez , appliquez et appliquez, voilà le secret. Avec rigueur et constance.

N’hésitez pas à me laisser des commentaires , j’y répondrai avec plaisir ! ​

  • Superbe article, Elodie, merci! Comme toujours avec toi, de belles astuces et de bons conseils… 😉

  • Fabre dit :

    Merci elodie
    Se mettre en action c’est dur … Je vais essayer encore et encore 🙂
    Merci pour le boost 🙂
    Marie

    • Bonjour Marie, je comprends tellement votre ressenti…
      Connaissez-vous les raisons pour lesquelles c’est dur de se mettre en action ? Quel est votre frein principal ?
      Merci à vous et merveilleuse journée, Elodie

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