Echouer ou réussir, quelle est votre motivation?

By Elodie Florenti

​​« En réalité, tout le monde est motivé. Sauf que certains sont motivés à réussir, et d’autres sont motivés à échouer. Si tu n’as pas la vie que tu veux et que tu n’es pas en train de tout faire pour, tu es motivé pour échouer. ​ »

Didié Gélanor​ ​n’y va pas avec le dos de la cuillère. Et il a tellement raison!

Cette notion sur la motivation, il me l’a partagée ​lors de notre ​entrevue pour le Mag’ de Choisir de Réussir sa vie d’Entrepreneur il y a quelques jours à peine. En toute vulnérabilité et authenticité. 

​J’avais très envie de lui ​​consacrer une grande place dans l’une des éditions, car il fait partie des ​ SUCCESS STORIES comme on les aime tant : puissantes, inspirantes, aussi incroyables que vraies.

Son histoire pourrait ressembler à un conte de fées ou à une série américaine.  Pourtant, Didié, il en a chié. Beaucoup et ​pendant un sacré moment, mais sa motivation ne l’a jamais lâché. ​

Ancien sans-abri, ​une vie en totale perte de sens.  Deux tentatives de suicide.

​Il a pourtant su trouver les ressources nécessaires pour braver la tempête. Il est aujourd’hui créateur de leaders, coach, conférencier et auteur. Rien que ça!

​La seconde raison pour laquelle il me fascine donc tant,  c’est la motivation dont il a fait preuve pour parvenir à atteindre ses objectifs. Et cette motivation lui colle toujours à la peau.

Malgré les doutes, les peurs, et ses croyances limitantes,  son parcours de vie​ lui a finalement donné des ailes. Celles qui lui ont permis de s’envoler vers le succès.

Alors ​nous avons abordé pas mal de sujets durant cette interview: estime de soi, confiance en soi , ​leadership tel qu’il le perçoit : « ma définition du leadership, c’est sortir de la victimisation, pour décider de la vie que l’on veut avoir. Et ce, en mobilisant toutes les ressources que l’on a. On fait l’inventaire de ces ressources, et si certaines nous manquent pour réussir, on se lève et on va les chercher. »

On a même poussé jusqu’à la spiritualité, les signes, l’impalpable. Bref, vous l’aurez compris, un moment aussi riche qu’inoubliable.

Cependant, revenons-en à la motivation, parce qu’il y a un truc qui m’a pas mal titillé depuis notre échange.

Et ce truc, j’ai envie de vous le partager aujourd’hui…

​c’est la ​confusion entre ​la croyance que l’on est pas motivé à agir alors qu’en réalité, on est toujours motivé par quelque chose : la réussite ou l’échec (comme le souligne justement Didié avec beaucoup d’humilité).

Être convaincu que l’on est pas motivé pour agir en direction de son succès semble finalement être une erreur d’interprétation, et si je reprends la phrase sous ce nouvel angle, cela donne:

 » Si je ne suis pas motivé pour agir en direction de mon succès, c’est qu’inconsciemment et quelque part, je suis motivé pour échouer ».

​​Et boum, tout prend une autre allure, un autre sens.

Direction l’estime de soi et petit retour en arrière, toujours avec pour exemple le parcours de vie exceptionnel de Didié.

Ceux qui auront la chance de lire le magazine comprendront tout de suite à quoi je fais allusion. Mais en résumé, certains moments de sa vie ont terriblement impacté son estime personnelle jusqu’à ce que son niveau soit à zéro. ​Il s’est finalement considéré comme un moins que rien qui avait échoué dans sa vie, ​et ​s’est donc inconsciemment motivé ​à mettre en place toutes les stratégies nécessaires pour valider sa croyance d’être né pour échouer.

Jusqu’à ce qu’il découvre qu’un ailleurs, autrement, était possible. Il a donc mis de nouvelles stratégies en place, cette fois en mode « motivation positive » pour changer de vie. Et ça a fonctionné plutôt vachement bien!

Comme quoi, bien souvent, nous ne nous rendons pas du tout compte que notre motivation est en réalité toujours présente. Elle prend simplement la tournure que nos émotions, notre passé, nos expériences de vie veulent bien lui donner : version réussite ou version échec.

On pense ne pas avoir la motivation nécessaire pour agir vers la validation de notre succès… ​

​Et si, tout simplement, notre motivation ​pour ​agir vers ​la validation de notre échec ( notre zone de confort, nos peurs et nos croyances)  était plus puissante, plus forte que la validation de notre succès?

​La bonne question à se poser est donc:

​Que se passerait-il ​si votre motivation pour réussir était plus puissante que celle d’échouer?

J’attends vos commentaires comme jamais !!!

​PS: un immense merci à mon ami Didié Gélanor pour sa vulnérabilité, sa générosité et la motivation contagieuse qu’il laisse partout où il passe…

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